Adios, Tierra del fuego

Il y a cinquante ans, presque jour pour jour, naviguant sur le détroit de Magellan, j'ai vu apparaître un canot d'Indiens à travers un rideau de pluie. Deux hommes, trois femmes, un seul enfant, et les braises du feu dans un pot de terre : les derniers nomades de la mer, la fin d'un monde. Cette vision ne m'a plus quitté. Elle a déterminé mon existence. La Terre de Feu, la Patagonie, les extrêmes confins du cap Hom ont dès lors occupé mes pensées, emporté mon imagination jusqu'à devenir une seconde patrie où rien ne bride l'âme et le coeur. J'y suis retourné souvent. J'y ai...


























































